Nouvelle artiste, nouvelle exposition ...

La Galerie Racine accueillera dès vendredi l’artiste Charlotte Delval pour une résidence qui se terminera le 10 juin. L’artiste, du réseau DE VISU *, rencontrera les 5 classes du vendredi pour échanger et pratiquer (plus particulièrement sur les questions du dessin, de la photographie, de la narration).

Nous ne serons pas sans revenir vers vous pour vous faire part du travail de nos élèves.

Dans l’attente, quelques mots sur les démarches artistiques de Charlotte (par elle-même, par votre serviteur).

A bientôt

Yannick NASSCHAERT

* DE VISU : RÉSEAU D’ESPACES D’ART ACTUEL EN MILIEU SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE EN NORMANDIE

" La Galerie Racine, partenaire du réseau DE VISU*, est heureuse de pouvoir présenter le travail de Charlotte DEVAL, un travail singulier, sensible, presque fragile.

Sculptures, empreintes/captations, dessins, photographies viennent « matérialiser » dans l’espace de la galerie, un univers « parallèle » où les pièces se répondent comme en écho dans un élan poétique.

Les matériaux sont connus de nous : paroi de douche, tubes de chantier, barre à rideaux ; draps, anneau … Mais les transformations que leur fait subir l’artiste, les gestes qui leur sont appliqués, viennent en détourner les destinations ou les finalités premières pour les révéler sous un angle esthétique, artistique. La barre à rideaux devient alors un trait dans l’espace, le drap, un révélateur de toutes les métamorphoses que la chimie opère, la parois de douche, un écran, un tableau où des lambeaux d’images recréent quelque paysage de mer.

Simple et épurée dans ses actions, l’artiste travaille avec la même économie de moyen la question de la présentation de ces pièces. Pas de socle, de présentoir. Les œuvres sont posées à même le sol, adossées au mur, ou juste clouées.

C’est bel et bien notre regard que Charlotte Deval interroge ici autant qu’elle nourrit dans ce temps suspendu de l’exposition. Un regard qui se devra d’être attentif, curieux, ouvert à toutes les micros métamorphoses des corps, dans le temps ou sous les lumières, comme autant d’invitation à une autre lecture de monde qui nous entoure, comme autant d’intuitions et d’inspirations pour une véritable « poésie du quotidien ».

Yannick NASSCHAERT

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