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Bientôt à la GALERIE RACINE

dimanche 23 novembre 2014, par Nasschaert.


Recevoir un peintre et parler de son « écriture » peut paraître étrange, incongru, une gageure.
Pourtant, tout dans le travail de Léo BARON fait apparaître comme une évidence les ponts, les failles entre la graphie* et la peinture, entre l’acte de peindre et celui de « noircir la page ».
Des signes abstraits, si simples et pourtant si clairement reconnaissables sont là, bien présents à la surface de chacune ses pièces. Qu’ils soient des « presque riens », s’agitant frénétiquement, surnageant dans cette espace/matière blanc, ou s ’alignant, se rangeant -presque- dans la série des graphiques, ces signes sont autant de traces, de témoins d’un temps, celui de peindre, celui passé à peindre, un temps converti en espaces, ceux des peintures.
Au travers de tous ses travaux picturaux, loin de toute volonté narrative-quoique-, Léo Baron ramène la peinture à ce qu’elle est à la base : une matière avec ses qualités propres, fluide, épaisse, travaillée par un outil et un geste, singulier, celui du peintre, sur une surface... dans un dialogue qui leur est intime.
Cette surface-support, qu’elle soit de bois, de papier, de toile, comme on pourrait le faire du son sur une bande magnétique (ou un enregistreur MP3 aujourd’hui), enregistre, matérialise ces gestes faits par l’artiste : soubresauts, points, touches, virgules, griffures, caresses, saignées, véritable vocabulaire formel et personnel, qui deviennent alors autant de mots qu’il nous appartient désormais, par delà l’émotion plastique, sensible, première, d’apprécier, de décoder, de lire... presque d’entendre.

lien DAILYMOTION http://www.dailymotion.com/video/x2aw5z1_film-leo-version-finale

Voir en ligne : le site de l’artiste